Toi, l’ami !
Tu n’as pas le temps de répondre à ma lettre, à mon courriel, à mon texto.Tu n’as pas le temps de répondre à mon invitation, à ma carte de vœux. Tu n’as pas le temps de me donner de tes nouvelles, de prendre l’initiative de me passer un coup de fil.
Tu es débordé, submergé, overbooké. Au boulot, tu n’as pas le temps ; chez toi, tu n’as pas le temps. Bref, tu n’as plus de temps à consacrer à personne, y compris à toi-même. À quoi te sert-il de vivre, alors ?
Et si, pour une fois, tu cessais d’être hypocrite ? Et si, au lieu de dire « je n’ai pas le temps », tu me livrais un « je ne prends pas le temps », ou mieux encore, un « je n’ai pas envie » ?
Tu vois, je te préfèrerais honnête vis-à-vis de moi et de toi. Aie la franchise de reconnaître que tu n’as pas envie de parler, de répondre, d’établir la communication. Même si ton interlocuteur peut trouver désagréable ce genre de propos, il te sera tout compte fait très reconnaissant de t’être montré sincère.
Et puis, l’amitié se nourrit de communication, comme aimait à le penser Montaigne. Comme j’aime à le croire, moi aussi. Alors, si ton envie est de rompre ce fil qui nous reliait jusqu’à présent, ce fil qui devient de plus en plus ténu… au fil du temps…, eh bien, fais-moi signe !
Crie-le avec autant de facilité et de conviction que ton « je n’ai pas le temps», ton « je n’ai pas envie » !
Tu n’as pas le temps de répondre à ma lettre, à mon courriel, à mon texto.Tu n’as pas le temps de répondre à mon invitation, à ma carte de vœux. Tu n’as pas le temps de me donner de tes nouvelles, de prendre l’initiative de me passer un coup de fil.
Tu es débordé, submergé, overbooké. Au boulot, tu n’as pas le temps ; chez toi, tu n’as pas le temps. Bref, tu n’as plus de temps à consacrer à personne, y compris à toi-même. À quoi te sert-il de vivre, alors ?
Et si, pour une fois, tu cessais d’être hypocrite ? Et si, au lieu de dire « je n’ai pas le temps », tu me livrais un « je ne prends pas le temps », ou mieux encore, un « je n’ai pas envie » ?
Tu vois, je te préfèrerais honnête vis-à-vis de moi et de toi. Aie la franchise de reconnaître que tu n’as pas envie de parler, de répondre, d’établir la communication. Même si ton interlocuteur peut trouver désagréable ce genre de propos, il te sera tout compte fait très reconnaissant de t’être montré sincère.
Et puis, l’amitié se nourrit de communication, comme aimait à le penser Montaigne. Comme j’aime à le croire, moi aussi. Alors, si ton envie est de rompre ce fil qui nous reliait jusqu’à présent, ce fil qui devient de plus en plus ténu… au fil du temps…, eh bien, fais-moi signe !
Crie-le avec autant de facilité et de conviction que ton « je n’ai pas le temps», ton « je n’ai pas envie » !
Et je te répondrai, le cœur gros comme ça, un « merci ».