dimanche 15 août 2010

Alerte aux zanzare !

De retour en France, quels mots italiens allons-nous retenir ? "Zanzare" sera sans nul doute l'un de nos favoris ! Enfin, si l'on peut dire...
"Zanzare": mot rigolo, sympathique, qui chante et gratouille... Car derrière ce mot amusant se cache une vérité crue et redoutable : les zanzare piquent, dévorent, transforment nos bras et nos jambes en zones sensibles, parsemées de cloques rouges et fort disgracieuses. Les zanzare apprécient les peaux douces et sucrées : c'est bien là notre seule fierté !
Armés d'une bombe anti zanzare, nous tentons de leur résister. Pas évident ! Cependant, nous sommes rassurés car nous rentrons bientôt. Et les zanzare bretons sont beaucoup moins agressifs !
Bzzz !!!

samedi 14 août 2010

Quand le Vésuve se réveillera...

Le gentil monstre, paisible, tout en rondeur, dort. Il se laisse admirer, contempler, jauger... Les Napolitains le craignent et le vénèrent, tel un dieu. Il leur donne un sol fertile, leur apporte le matériau de construction idéal ; il attire les touristes en masse, il est tout simplement fascinant et beau.




Mais, car il y a un "mais", quand se réveillera-t-il ? Il sommeille depuis 1944, année de sa dernière éruption. Et depuis, le volcan s'est assagi. En apparence, du moins. Car les spécialistes restent prudents, voire inquiets. Que se passera-t-il lorsque le monstre sortira de sa torpeur ? Récidivera-t-il comme il l'a fait avec les malheureuses cités de Pompéi et d'Herculanum ? Aujourd'hui, nous les étudions comme des témoignages poignants, nous les auscultons pour comprendre d'où nous venons... Nous les fouillons, nous faisons parler les fresques, les pierres, les objets, les squelettes... Pompéi, Herculanum, détruites en 79 après J.C., "ça date", n'est-ce pas ? C'est bien loin de notre XXIè siècle. Oui, mais...


Restant avec mes questions sans véritables réponses, je me replonge dans l'Histoire, en surveillant du coin de l'oeil le monstre gentil...








mardi 8 juin 2010

Le temps ne fait rien à l'affaire

Par la lucarne, je vois un peu de vert, beaucoup de gris. Des larmes de pluie coulent doucement sur la vitre, sans faire de bruit. Trois petits tours et puis s’en vont… Tout est silence, seul le claquement de mon clavier résonne dans la pièce. Encore une journée studieuse qui s’annonce… Lire, réviser, réciter… apprendre, apprendre, apprendre… appréhension, inquiétude, angoisse qui sourd... le silence assourdissant alimente mon cerveau fatigué de pensées sombres et folles… Respire, respire, me susurre une toute petite voix. Cultive des pensées positives, ajoute-t-elle malicieusement. Presque malgré moi, je souris. Je me dédouble : d’un côté, j’observe une pauvre chose inquiète, mal dans sa peau, mal dans sa tête… de l’autre, je vois une personne prête à se jeter dans la fosse aux lions, capable de tout… Trac, montée d’adrénaline, je vous connais depuis trop longtemps. Le temps ne fait rien à l’affaire… il avait raison, Georges !

Par la lucarne, je vois un peu de bleu très pâle. L’espoir qui me fait un clin d’œil…

mardi 4 mai 2010

Douceur du matin






Il est parfois des airs qui vous trottent par la tête, incontrôlables, gentiment redondants…
Vous ne parvenez pas à les chasser et vous vous habituez à leur présence insistante.


Il est parfois des phrases qui font de même. Prononcées doucement, entre deux portes, au beau milieu du couloir, elles vous hantent délicieusement : « Merci de m’avoir fait exister ».


Un aveu si doux, si émouvant et si surprenant de bon matin… une belle journée qui s’annonce…

mardi 30 mars 2010

Au gré du vent

Le souffle du vent m’éloigne de toi,
Il malmène les vieux chênes qui ploient,
Balaie mes souvenirs et mes certitudes,
Fait table rase d’hier et de demain.
Car sous mes pieds incertains
Se déroule un tapis fuyant
Qui jamais ne s’arrête, qui jamais ne jette l’ancre.

Le souffle du vent m’éloigne de nous,
Une bourrasque me projette violemment
Vers un autre chemin, vers un autre horizon.
A quoi bon résister, à quoi bon se cramponner ?
Qu’il est doux de lâcher prise,
De se laisser ballotter par un vent furieux,
De devenir son jouet, sa conquête,
De flotter dans son corps, dans sa tête,
De laisser son âme vagabonde
S’abreuver, au gré de ses envies, à une source féconde.

Le souffle du vent m’éloigne de moi,
Etrange sensation, curieuse impression,
De nager entre deux eaux, de n’être ni d’ici ni d’ailleurs,
Déracinée, désenchaînée, libre comme l’air,
Délivrée du fardeau des ans et des sombres pensées,
Poisson volant, électron libre, cheveux au vent…

vendredi 26 février 2010

"Je rêvais d’un autre monde"

Quel monde merveilleux, peuplé d’êtres posés, souriants et enjoués…
Des êtres qui marcheraient dans les couloirs, tranquillement, les mains libres de tous objets de communication nommés "téléphones"…
Des êtres courtois, qui salueraient les autres sans arrière-pensée, en leur donnant une poignée de main ferme et chaleureuse…
Des êtres francs, respectueux, qui accepteraient que leurs congénères puissent se reposer et profiter de ce qu’on appelle communément les "vacances"…
Des êtres qui sauraient pourquoi ils sont là, qui agiraient dans un monde cohérent, guidé par la raison et le bon sens ; pas des êtres obéissant à un ordre, suivi aussitôt d’un contrordre, aboyé par un chef, le chef du chef ou encore un client "joueur"…
Des êtres qui écouteraient, converseraient, se tromperaient, répareraient, progresseraient ; pas des êtres qui gesticulent, ordonnent, ont toujours raison, sanctionnent…
Quel monde merveilleux, où il ferait bon vivre, où chaque être s’épanouirait dans une ambiance harmonieuse…
Un monde de l’entreprise avec de vraies valeurs, qui considèrerait chaque être comme un humain à part entière, avec ses forces et ses faiblesses…
Je suis une incorrigible rêveuse, je sais… Rêver rend moins malheureux.

vendredi 12 février 2010

Si tu n’as rien à dire, tais-toi !

La violente sinusite qui m’enquiquine est-elle responsable des propos péremptoires que j’ai tenus avant-hier ? Je ne sais. Toujours est-il que je m’entends encore asséner à mon interlocutrice un tantinet interloquée : « si vous n’avez rien à écrire, alors n’écrivez rien ! ».
Ce n’était guère aimable, j’en conviens, mais il fallait que je le dise. J’en ai assez de lire des proses vides et insipides, des mots juxtaposés maladroitement, des diarrhées verbales qui ne racontent rien, qui noient le poisson, qui ne me font même plus sourire.
Quand j’étais jeune (la « vieille » qui s’exprime ici parle d’un temps bien révolu, celui de son adolescence studieuse), j’aimais écrire des phrases longues, amples, qui se déroulaient sur plusieurs lignes. J’aimais laisser couler l’encre de mon stylo plume sur la feuille, juste pour le plaisir de la voir se noircir avec des mots qu’à l’époque je ne choisissais pas toujours. Je me revois confier à mon journal tous les tourments qui me rongeaient, toutes les colères que je ne parvenais pas à extérioriser, dans un style libre, généreux, bavard.
Il y a longtemps, j’ai brûlé mon journal et jeté à la poubelle le style qui allait avec. Je ne l’ai pas fait avec colère ni honte. Non, ce journal m’a aidée pendant un temps, il m’a accompagnée comme un ami fidèle. Il a accepté d’entendre toutes les confessions d’une adolescente timide et inquiète. Il a supporté ma prose parfois gémissante et volubile, qui aujourd’hui n’est plus la mienne. Pourquoi d’ailleurs ? Parce que les phrases qui n’en finissent pas se délitent peu à peu pour devenir une espèce de bouillie indigeste. Parce que j’ai besoin de mots qui m’accrochent, me réveillent et m’agacent plutôt que de phrases qui m’endorment. Parce que je préfère lire un texte puissant, empreint d’émotion, de révolte, de poésie… à un discours-fleuve conventionnel où les mots sonnent creux.
Evidemment, lorsque ce que je suis amenée à lire un résumé, un compte rendu de réunion ou encore une discussion, je ne m’attends pas à une profusion de sentiments ou d’accents poétiques. C’est même tout à fait contre-indiqué. Mais je suis bien souvent dépitée devant ces phrases alignées les unes à la suite des autres, sans lien ni relief. Rien ne retient vraiment mon attention, tout est raconté de façon monocorde, comme si écrire était une corvée. « Corvée » au sens moyenâgeux. « Tu veux que je te donne mon avis par écrit ? Tu veux que j’aie des arguments et qu’en plus, je te les écrive ? Eh bien, les voilà ! En vrac ! Prends ce qui te plaît ! Fais le tri ! »
J’ai le sentiment que moins on a envie d’écrire, plus on écrit ! Plus on gribouille ! Plus cet acte d’écrire est considéré comme une contrainte, plus le rédacteur perd le sens même des mots et se laisse aller dans des tournures longuettes et assommantes, en oubliant tout discernement. L’autre, lecteur ou correcteur, en veut pour son argent ? Pas de problème ! Il y a manifestement confusion entre poids des mots et poids de l’encre. L’un ne vaut pas l’autre.
Je suis sans doute devenue exigeante, moins patiente aussi. Je ne suis plus disposée à lire tout ce qui se présente. J’attends peut-être trop des personnes que je forme ; en tout cas, je me pose souvent la question. Je sais bien que les épreuves écrites des concours, que les comptes rendus de réunion ou de mission, sont des exercices difficiles, requérant méthode et entraînement. Je sais bien aussi qu’à vingt ans, on a écrit le plus souvent par obligation. La jouissance qu’on peut éprouver à ciseler un texte à l’instar d’un orfèvre, on ne la découvre peut-être que plus tard… ou jamais… J’ose l’optimisme. Je veux croire que parmi tous les messages d’encouragement que j’ai délivrés, certains seront entendus… J’aime à le croire…

Une absence qui mord

  Il ne pensait qu’à une seule chose, s’évader. Cette envie était blottie au fond de lui, tapie tel un prédateur guettant sa proie. Depuis q...