Donc, cette messe a non seulement été plus « supportable » que je ne l’aurais imaginé, mais en plus, elle m’a donné matière à réflexion. Nous sommes tous des frères et, à ce titre, à la fin de ladite messe, nous serrons chaleureusement les mains de tous ceux qui nous entourent et nous pouvons même les embrasser. Et alors, fi de la grippe A, fi des gestes censés nous préserver de toute contamination ! Inconscience, rébellion ou indifférence, alors que dans les établissements scolaires, les entreprises, les lieux publics, les salles d’attente des médecins, bref partout ailleurs, nous apprenons encore et toujours à nous méfier des autres, voire à les fuir ? Décidément, l’Eglise me surprendra toujours !
Des textes à découvrir, partager, commenter. Un espace dédié aux mots : mots d'esprit, mots pour rire, mots d'enfants, mots dits... ou couverts... Un lieu d'expression, tout simplement.
mercredi 30 septembre 2009
Accalmie
Donc, cette messe a non seulement été plus « supportable » que je ne l’aurais imaginé, mais en plus, elle m’a donné matière à réflexion. Nous sommes tous des frères et, à ce titre, à la fin de ladite messe, nous serrons chaleureusement les mains de tous ceux qui nous entourent et nous pouvons même les embrasser. Et alors, fi de la grippe A, fi des gestes censés nous préserver de toute contamination ! Inconscience, rébellion ou indifférence, alors que dans les établissements scolaires, les entreprises, les lieux publics, les salles d’attente des médecins, bref partout ailleurs, nous apprenons encore et toujours à nous méfier des autres, voire à les fuir ? Décidément, l’Eglise me surprendra toujours !
mardi 15 septembre 2009
Nessie
Quand vous n’arrivez plus à concrétiser vos projets,
Quand vous tirez la sonnette d’alarme et qu’elle reste muette,
lundi 24 août 2009
M & S
Marks & Spencer à Londres, Marks & Spencer à Edimbourg, Marks & Spencer vêtements, Marks & Spencer alimentation… Nous ne pouvons quitter le sol britannique sans poser un orteil dans cette institution qu’est M & S. Nous jetons donc un œil aux rayons vestimentaires. Rien d’exceptionnel ne retient notre attention, hormis celui destiné aux écoliers : jupes et robes grises, chemisiers blancs et gilets tristounets pour les filles, pantalons gris, noirs ou encore bleu marine assortis à des blazers stricts pour les garçons. Ces school uniforms ne rencontrent pas un franc succès auprès de notre écolier… français, c’est le moins qu’on puisse dire !
Notre curiosité satisfaite, nous nous dirigeons vers la sortie lorsque nous tombons sur la cafeteria de ce M & S. Simply food… Il est midi, l’endroit est agréable, nous nous laissons tenter. Nous voilà donc sur des mange-debout… assis, dévorant notre croque-monsieur aux champignons M & S – plutôt bon, ma foi – le nez dans la layette bleue et rose du rayon bébé qui nous fait face. Ainsi juchés sur nos perchoirs, nous tournons le dos aux autres affamés qui, eux, sont attablés. C’est alors qu’une petite mamie, toute menue, toute chétive, passe devant nous et se dirige vers le comptoir pour commander sa pitance. Je trouve rigolote cette grand-mère qui conjugue si bien fragilité et détermination. Je la suis des yeux quelques instants puis, ayant achevé d’engloutir mon croque-monsieur, je me retourne pour jeter un œil à nos voisins. Et là, stupeur (sans tremblements) ! Je les imaginais jeunes, globe-trotters, touristes… Ma vision est tout autre : des mamies, rien que des mamies, seules ou accompagnées d’amies d’un âge certain, vêtues de blanc, de bleu et de rose. Mazette ! Cette cafeteria M & S est bel et bien le repaire des grand-mères édimbourgeoises... Je regarde effrontément dans leurs assiettes et y vois des croque-monsieur de toutes sortes. Des plateaux superposés remplis de gâteaux colorés et des tasses de thé, apportés par des serveurs zélés, complètent le tableau. Amusée, j’observe ces grand-mères grignotant délicatement leurs victuailles, avec raffinement mais persévérance. Scène singulière, so delicious grandmothers…
vendredi 24 juillet 2009
La pensée du jour
mardi 30 juin 2009
Matin
Furieuse envie de légèreté
Petit matin brumeux, chargé de menace et de silence
Terrible envie d’évasion
Petit matin chagrin, pesant comme un fardeau
Violente envie de chasser la nuit
Doucement, la fenêtre grand ouverte, tu écoutes la ville frissonner
Lentement, tu humes la fragrance âcre de l’asphalte
Patiemment, tu laisses ton corps lourd de sommeil sortir de sa torpeur
Tu regardes sans les voir les lève-tôt qui déambulent
Tu les entends fouler le bitume déjà tiède et brillant
Passants soucieux, passants tranquilles
Une divine odeur de café vient chatouiller tes narines
Elle s’échappe de l’estaminet un peu plus loin
Délicatement, elle vient secouer tes pensées
Matin citadin, matin d’été
Matin promesse, matin fardeau,
Matin qui s’accroche à toi, avec sa traîne de lambeaux de nuit
Qu’en feras-tu ? Tu ne le sais
Dans le ciel tourmenté ton regard se perd
À travers les nuages denses se meurent tes pourquoi
Petit matin moite, lourd comme un ciel d’orage
Furieuse envie de légèreté
mardi 9 juin 2009
La porte
Il ouvre les yeux : ils sont secs, son cœur bat posément, il se sent bien. Il caresse le velours de la feuille posée devant lui. Elle est son amie à présent, elle est prête à recevoir ses confidences. Il n’a plus peur.
mardi 2 juin 2009
La faute à qui ?
Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau…
Ce besoin de désigner un coupable, un responsable, un bouc émissaire a toujours existé. Imputer la faute à l’autre, à son alter ego, ce n’est pas si simple. Alors aujourd’hui, nous avons trouvé la parade pour faire ou ne rien faire, au choix. Elle est pratique, facile à utiliser, concrète et conceptuelle en même temps. Si tout va mal, c’est la faute à… la CRISE, bien sûr ! Elle est si responsable de tout que les majuscules s’imposent. Merci qui ? Merci la crise, du fond du cœur, pour tout ce qu’elle fait pour nous ! Grâce à elle, nous pouvons tout justifier sans peine et sans honte. Formidable, vraiment. Usons et abusons de cette excuse, que dis-je, de cette aubaine ! Car quand la crise s’en ira, qu’adviendra-t-il de nous ? Je l’entends déjà se marrer, la crise...
Une absence qui mord
Il ne pensait qu’à une seule chose, s’évader. Cette envie était blottie au fond de lui, tapie tel un prédateur guettant sa proie. Depuis q...
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Toi, l’ami ! Tu n’as pas le temps de répondre à ma lettre, à mon courriel, à mon texto.Tu n’as pas le temps de répondre à mon invitation, à ...
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La violente sinusite qui m’enquiquine est-elle responsable des propos péremptoires que j’ai tenus avant-hier ? Je ne sais. Toujours est-il q...
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Alain, merci ! Le titre de votre chanson exprime parfaitement ce que j’ai à dire. Pourquoi chercher midi à quatorze heures ? Ces temps-ci, j...