dimanche 31 août 2008

Délire nocturne



Un orage digne de ce nom éclata cette chaude nuit d’août. Grondements célestes, éclairs fulgurants et pluies diluviennes me sortirent de mon sommeil, certes léger, à deux heures tapantes. Un tantinet déboussolée par cette colère divine, il me vint à l’esprit quelques propos du Cid que je m’amusai aussitôt à parodier de façon éhontée, j’en conviens.

Ô…rage ! Ô arrosoir ! Ô tonnerre ennemi !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette insomnie ?

Épuisée par tant de créativité, je laissai Morphée m’enlever dans ses bras puissants… pour me réveiller un peu plus tard avec les vers cornéliens résonnant dans ma tête embrumée…

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