Doucement, elle tourne sur elle-même. Lentement, elle entame sa descente, au ralenti. Légèrement, elle frôle la vitre, hésite un instant, semble se raviser, effleure le rebord de la fenêtre, puis se pose délicatement sur le goudron humide. Mes yeux, un peu hagards, un peu rêveurs, l’ont accompagnée dans sa chute. Sa rousseur, sa tonalité chatoyante me séduisent. Novembre, sombre et mélancolique, perd ses atouts un à un. Elle gît maintenant à mes pieds, penaude, tout étonnée de se retrouver là, devant la porte entrouverte. Elle se fige, semble me toiser, puis tout à coup se décide : elle franchit le seuil. Avant de tirer son ultime révérence, la feuille du vieux chêne tente une dernière expérience : s’inviter à l’intérieur de la maison et satisfaire sa curiosité. Tout l’été, elle y a songé. Elle a patienté jusqu’à l’automne, son vœu est enfin exaucé. Elle peut partir tranquille, maintenant…
Des textes à découvrir, partager, commenter. Un espace dédié aux mots : mots d'esprit, mots pour rire, mots d'enfants, mots dits... ou couverts... Un lieu d'expression, tout simplement.
mardi 11 novembre 2008
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