Respire !
Tant de
colère contenue,
Tant de
sanglots réprimés,
Tant de
paroles ravalées !
Secrètement
je suffoque,
En silence
je me consume…
Je ne veux
plus me cacher,
Mais peine
à me dévoiler.
Un poison
lent et diffus
Anesthésie
ma pensée.
Il agit
tranquillement,
Sans doute
pour me protéger
De qui, de
quoi, d’eux, de moi ?
« Déploie
tes ailes, ouvre-toi »
Me susurre
une drôle de voix.
« Accepte
comme une faveur
L’appel sauvage
et discret
Que tu as
cru détecter.
Musèle ton
indignation
Pour
qu’elle baisse pavillon
Le temps,
au moins, que tu trouves
La force
de respirer
Et de
hurler "je suis là" !
Leur
pardonner t’ouvrira
La voie de
la liberté. »
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